Sonson explore le mouvement, le lien à l’autre, les traces laissées par le corps et le quotidien.
Cette pratique naît avec elle, en 1992, mais Sonson ne l’assume qu’en 2020, en pleine période d’isolement, par la fabrication de centaines de vases en papier mâché à partir de matériaux récupérés.
Ce geste, d’abord nécessaire et vital pour elle, est devenu une manière d’habiter le monde, d’en révéler les plis silencieux. Sonson aime dessiner les lignes du quotidien. Ces formes que l’on ne regarde plus, comme une écharpe oubliée sur un canapé. Elle observe les corps, les objets, les déséquilibres, les tensions discrètes entre ce qui tient et ce qui bascule.
Au fil de sa pratique, elle a découvert une obsession : celle du mouvement.
Cette pratique naît avec elle, en 1992, mais Sonson ne l’assume qu’en 2020, en pleine période d’isolement, par la fabrication de centaines de vases en papier mâché à partir de matériaux récupérés.
Ce geste, d’abord nécessaire et vital pour elle, est devenu une manière d’habiter le monde, d’en révéler les plis silencieux. Sonson aime dessiner les lignes du quotidien. Ces formes que l’on ne regarde plus, comme une écharpe oubliée sur un canapé. Elle observe les corps, les objets, les déséquilibres, les tensions discrètes entre ce qui tient et ce qui bascule.
Au fil de sa pratique, elle a découvert une obsession : celle du mouvement.
Immobilisée à différents moments de sa vie, Sonson explore aujourd’hui l’équilibre, la chute, l’assise, comme autant de formes libres. Ces tensions l’habitent et nourrissent son geste artistique.
Sa formation en design d’espace l’a amenée à réfléchir aux notions de seuil, d’habitat, d’intime et de public.
Le livre La poétique de l’espace (1957) de Gaston Bachelard l’accompagne depuis cette période : il lui a appris à penser les lieux comme des espaces de transition, des zones de passage entre soi et autrui.
La maison, selon Bachelard, est à la fois abri et ouverture, intérieur et extérieur. Cette idée du seuil, ligne de passage, de tension, d’hospitalité parfois ambivalente, résonne profondément avec sa démarche.
Elle guide sa manière d’habiter le monde et de créer : toujours en équilibre, toujours en mouvement.
Sonson se reconnait dans cette idée formulée par Olivier Hamant dans La Robustesse du vivant (2023): « L’artiste observe et est touché. C’est son rôle de paratonnerre. En réponse, il fabrique l’œuvre d’art et à force de travail, il identifie son obsession et donc sa question. Comme le dit Pierre Soulages : "C’est ce que je fais qui m’apprend ce que je cherche". Les artistes sont avant tout des fabricants de questions. »
Le travail de Sonson est peut-être cela : une série de questions incarnées, nées d’une attention aiguë au monde, à ses plis discrets, à ses équilibres mouvants.
Le livre La poétique de l’espace (1957) de Gaston Bachelard l’accompagne depuis cette période : il lui a appris à penser les lieux comme des espaces de transition, des zones de passage entre soi et autrui.
La maison, selon Bachelard, est à la fois abri et ouverture, intérieur et extérieur. Cette idée du seuil, ligne de passage, de tension, d’hospitalité parfois ambivalente, résonne profondément avec sa démarche.
Elle guide sa manière d’habiter le monde et de créer : toujours en équilibre, toujours en mouvement.
Sonson se reconnait dans cette idée formulée par Olivier Hamant dans La Robustesse du vivant (2023): « L’artiste observe et est touché. C’est son rôle de paratonnerre. En réponse, il fabrique l’œuvre d’art et à force de travail, il identifie son obsession et donc sa question. Comme le dit Pierre Soulages : "C’est ce que je fais qui m’apprend ce que je cherche". Les artistes sont avant tout des fabricants de questions. »
Le travail de Sonson est peut-être cela : une série de questions incarnées, nées d’une attention aiguë au monde, à ses plis discrets, à ses équilibres mouvants.
Elle ne cherche pas à figer des réponses, mais à faire apparaître, par le geste, la forme et la matière, les tensions qui nous traversent, nous déplacent, et souvent nous relient.

























